AL-ANDALÛS 3: Les Almoravides, Les Almohades, Grenade
Les ALMORAVIDES 1086-1144
Les petits états n'ont plus d'autre recours que d'appeler à l'aide le puissant empire qui venait de se former au Sud, depuis le nord du fleuve Niger (Mali) jusqu'au Maghreb: l'empire almoravide .Au départ il s'agit d'un clan de berbères fraîchement convertis à l'islam et rassemblés en une communauté religieuse guerrière et rigoriste,dans un monastère fortifié (en arabe ribat d'où le nom al Murâbitun = les gens du ribat qui donnera « almoravidesi ) . Vers 1050 , ils sont partis faire le jihâd vers l’Afrique noire, puis sont finalement remontés vers le nord, s'y sont imposés, et y ont fondé la ville de Marrakech en 1062. Appelés à l'aide par les petits états andalous , ils ont remporté contre les chrétiens espagnols la grande victoire de Zallaqua en 1106 qui a provisoirement stoppé la Reconquista. Ils ont soumis tous les petits émirats de Taïfas à leur seule autorité y compris le royaume du Cid: Valence est reprise en 1102ii .Animés au départ d'un esprit du Jihâd, d'une assez grande intolérance ils persécutèrent les juifs. Ceux-ci furent contraints à l'exil, et dont beaucoup se dispersèrent et se réfugièrent notamment à Tolède et vers le nord chrétien. Porteurs d'une culture arabo-andalouse avancée, mal tolérée, entouré d'une religion hostile, les juifs ne purent durablement s'y intégrer malgré eux et malgré la protection royale intéressée.
Le princes , Ali ibn Yussuf en particulier, finirent par s'adoucir et adopter les mœurs et le raffinement de culture arabo-andalouseiii. Ce sont eux qui introduisirent et ancrèrent véritablement le raffinement de la culture arabo-andalouse au Maghreb où de monumentales constructions religieuses s'inspirèrent de l'architecture andalouse, notamment à Tlemcen. Ce royaume très vaste ,ouvrant largement les voies commerciales de l'Afrique (Or, ivoire) et des manufactures andalouses fut très prospère.
Cependant, ils s'appuyaient sur une vision plus stricte de la religion, et très influencés par les avis de juriste malikite, extrêmement tatillons. Il y avait donc un climat de tensions extrêmes entre la cour et les juristes religieux due au rigorisme idéologique et à l'intolérance religieuse. A tel point que l'on fit brûler à Cordoue , en 1106 le livre le plus important du grand savant musulman, Al-Ghazâlî, considéré pourtant comme réactionnaire et fossoyeur de la philosophie arabe par les laïques actuels. On a brulé donc « la Revitalisation des sciences de la Religion » parce cet auteur critiquait l'esprit d'imitation servile(taqlîd), et le manque de souffle intérieur des juristes, encourageait la réflexion personnelle (ijtihâd) iv et même la logique (mantiq) ! Symboliquement, c'est un peu comme si on avait brûlé à Paris la « Somme Théologique » de Saint Thomas d'Aquin.
Ce climat explique pourquoi un philosophe précurseur comme In Bâjjah = Avempace 1080-1139 de Saragosse, considéré comme le premier philosophe Andalouv, a développé entre autres une réflexion politique et philosophique dans son livre « Régime du solitaire ». La réunion des hommes sages,« solitaires » dans une société imparfaite, y vivant vertueusement sans s'y corrompre, comme des fleurs au milieu de l'ivraie, exemples pour les générations suivante, est le seul espoir de la société pour tendre vers la cité des sages d'al-Farâbîvi . On trouve des traces de cette pensée chez Ibn Tufayl (1105-1185) dans son livre « Le Philosophe autodidacte » (Hayy Ibn Yaqzan), sorte de « robinsonade philosophique »vii
Les almoravides reconnaissent le califat abbasside jusqu'au bout. Cependant, ils finirent par devoir faire face à la révolte victorieuse des Almohades au Sud, à des rébellions de berbères sous l'influence de guides mystiques à l'est ( Algarve) et subirent des défaites face au chrétiens au Nord, perdant ainsi leur légitimité, aux yeux des Andalous.
LES ALMOHADES 1147 à 1227.
En fin de compte donc les Almohades ont remplacé les Almoravides (en arabe, al-Muwahhid, « qui proclame l’unité divine ») Le mouvement almohade est fondé, au début du XIIe siècle, par Muhammad Ibn Tumartviii, un réformateur berbère de l’Anti-Atlas. S’opposant au rite malikite pratiqué par les Almoravides, Ibn Tumart prêche le retour aux sources religieuses de l’islam ;après un voyage formatif en Orient ou son extrémisme avait déjà causé des troubles.Il a reproché aux malikites d’avoir délaissé l’étude du Coran pour un juridisme excessif et dénoncé également leur conception anthropomorphe de Dieu, contraire au principe fondamental de l’unité divine (ou tawhîd, « unité divine »). Depuis les montagnes du Haut-Atlas, il organise une communauté militaire et religieuse autour d’un islam austère et, en 1121, se proclame mahdi .
Après sa mort en 1130, un de ses disciples, Abd al-Mumin, lance le jihâd contre le Maghreb almoravide. Tlemcen, Fès et Marrakech sont prises puis Cordoue en 1148 et Grenade en 1154. Il se proclame calife, rejetant ainsi la suzeraineté des Abbassides et impose le principe d’une hérédité dynastique peu avant sa mort, ce qui permet à son fils, Abu Yaqub Yusuf (1163-1184), d’achever la conquête de l’Espagne musulmane.
L’intransigeance religieuse des Almohades est à l’origine d'une nouvelle vague de persécutions contre les Juifs, convertis de force à l’islam, et contre la philosophie qui s’était épanouie sous Taifas et les Almoravides. Les juifs sont à nouveau contraints du fuir.Parmi eux, Maïmonide trouvera refuge au Caire la cour de Saladin ( ce simple fait montre bien combien la culture islamique,comme les autres, peut se montrer ambivalente.)
Voici un extrait d'une poésie juive de l'époque déplorant leur malheur :
Hélas ! Une grande calamité s'est abattue sur Sépharad . (…)
Comment la ville de Cordoue fut-elle abandonnée et changée en mer de ruines ?
Les savants et les puissants y moururent de faim et de soif,
pas un seul juif ne survécut ni à Jaen, ni à Alméria, ni à Majorque, ni à Malaga,
Il ne resta aucun soulagement, les juifs qui s'étaient enfui furent cruellement blessés.(...)
Hélas ! Une grande calamité s'est abattue sur Sépharad . (…)ix.
Et donc il ne manque pas d'arguments non plus pour dire les limites de la « convivienza » en Andalûs.Limite, je le rappelle encore, soumise aux aléas historiques et non limite « naturelle ».
Rapidement, cependant, les successeurs du mahdi,eux aussi, goûtent au luxe de l’Andalousie, et la cour almohade renoue avec la tradition intellectuelle et artistique de l’Espagne musulmane. Les Almohades ont développé une architecture sobre et majestueuse, dont témoignent le minaret de la mosquée de la Kutubia, à Marrakech, la tour Hassan à Rabat et la Giralda à Séville.Cette vie culturelle de cour encouragea la poursuite du mouvement philosophique qui a fait éclosion sous les almoravides et donné les grands savants et penseurs que l'occident retiendra plus tard : Avempace 980-1139-Avenzoar 1070-1162 Averroès 1126 -1198- Ibn al'Arabî 1165-1240, Ibn Tufayl, 1105 – 1185.
La politique d’un des plus grands des souverains almohades,’Abû Yusuf Ya’kub Al-Mansûr, est révélatrice de ces contrastes: c’est avant tout un terrible chef de guerre, qui réprime impitoyablement les révoltes en Espagne ou au Maroc et malmène durement les états chrétiens. Appuyé sur ses réserves berbères, il remporte notamment la grande bataille d’al Alarcos en 1196, où il gagne son surnom d’Al-Mansûr (le victorieux). En même temps, c’est un homme de culture, qui se plait à fréquenter les intellectuels andalous. C'est en 1169, par le savant Ibn Tufayl, qui fut son médecin particulier, qu'il fut mit en relation avec Averroès x.Ses relations avec Averroès - Ibn Rushd sont particulièrement significatives : entré en rapports avec le philosophe par l’intermédiaire d’Ibn Tufayl, il le pousse de manière insistante à continuer les travaux d’exégèse des textes d’Aristote. Il entretient avec lui une véritable complicité intellectuelle.Il l'élève à la dignité de Grand Cadi :Épris d’art et notamment d’architecture, il encourage de vastes programmes de magnifiques constructions : c’est sous son règne que se termine l’édification de la fameuse « Giralda », le minaret de la grande mosquée de Séville..Mais à partir de 1188, dans une situation politique pleine de tensions, entre la reprise du « jihad » et la répression de révoltes au Maroc, il cède aux influences les plus fondamentalistes, interdisant la philosophie et certains livres, la vente du vin et l’exercice professionnel du chant et de la danse. Contraint par les rapports de force internes, il ne soutient plus son ami Ibn Rushd quand celui-ci est violemment attaqué par les religieux les plus sectaires, qui mettent en cause sa pratique de cadi… Les écrits d’Ibn Rushd sont proscrits, Le philosophe lui-même est exilé. Finalement le Sultan lui accordera son pardon et l’appellera à sa cour à Marrakech, à la fin de sa viexi
La puissance almohade commence à décliner après la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212 lorsque les armées chrétiennes de Castille, d’Aragon et de Navarre défont le IVe calife, Muhammad al-Nasir (1199-1213). En 1236, Cordoue tombe, tandis que les dissensions au sein du cercle dirigeant s’aggravent. Différentes provinces de l’empire se proclament indépendantes et des dynasties locales s’imposent, comme les Mérinides qui, en 1269, s’installent à Marrakech et établissent leur domination sur le Maroc. Cet émiettement de l’empire sonne le glas de la dynastie almohade.
Mais revenons un instant à AVERROES :
Averroès, Ibn Rushd de son nom arabe, est une des plus grandes figures intellectuelles du monde islamique. Fortement suspecté d’hérésie, Ibn Rusd n’aura guère de postérité en terre d’Islam. Une part de son oeuvre sera sauvée par les traducteurs juifs, avant d’irriguer profondément la scolastique occidentale. Son rôle, via sa vision d'Aristote, a été central dans le développement de la pensée occidentale. « Ibn Rushd est la pièce centrale du dispositif intellectuel qui a permis à la pensée européenne de construire son identité philosophique » estime De Liberaxii.Ce qui est en question, c'est le rapport entre la foi et la rationalité, et la place prépondérante accordée à celle-ci.. De nos jours de nombreux réformistes musulmans voulant allier leur foi sincère à la modernité , le redécouvrent et se réfèrent volontiers à sa pensée.
Voici quelques extrait significatifs de son « Discours Décisif » qui est une fatwah légalisant, et même rendant obligatoire pour ceux qui en sont aptes, les recherches philosophiques rationnelles.
« Que la Révélation nous appelle à réfléchir sur les étants en faisant usage de la raison, et exige de nous que nous les connaissions par ce moyen, voilà qui appert à l'évidence de maints versets du Livre de Dieu-béni et exalté soit-il. En témoigne par exemple l'énoncé divin : « Réfléchissez donc, ô vous qui êtes doués de clairvoyance (...)»(Coran LIX,2)
plus loin :
« alors certes le croyant a obligation, en vertu de la Loi révélée dont on doit suivre l'ordre, d'examiner rationnellement les étants, de connaître , avant d'examiner(ces étants) , ces choses qui sont à l'examen rationnel ce que les outils sont à l'activité pratique (la logique rationnelle, le syllogisme)»
et plus loin :
« si d'autre que nous ont déjà procédé à quelque recherche en cette matière, il est évident que nous avons l'obligation(....) de recourir à ce qu'en ont dit ceux qui nous ont précédés. Il importe peu que ceux-ci soient ou non de notre religion...
et encore ;
« Nous affirmons catégoriquement que partout où il y a contradiction entre un résultat de la démonstration( il entend par là une démonstration philosophique rationnelle) et le sens obvie d'un énoncé du Texte révélé, cet énoncé est susceptible d'être interprété suivant les règles d'interprétation de la langue arabe »
et enfin :
« Nous musulmans savons de science certaine que l'examen des êtres par la démonstration n'entraînera nulle contradiction avec les enseignements apportés par le Texte révélé : car la vérité ne peut être contraire à la vérité, mais s'accorde avec elle et témoigne en sa faveur»xiii
Il y aurait de nombreux développements à faire sur cet auteur capital , notamment sur le gouvernement des philosophes, qui n'ont pas leur place dans un aperçu aussi bref. Mais retenez de ceci la complexité d'un culture produisant en même temps des esprits aussi brillants, et des raidissements idéologiques aussi sévères. Il est donc trompeur de dire que, par nature, l'islam serait ceci ou cela, et beaucoup plus réaliste de constater comment, poussé, comme les autres religions, par les aléas de l'évolution historique, il a développé, à des moments précis, tel ou tel aspect des possibilités qu'il portait en lui.
1227 - 1492 Les derniers Taifas et le Royaumes des Nasrides à GRENADE
Après la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212 , la puissance almohade disparaît rapidement et un dernier émiettement en petits états dit « Taifas » réapparait.Ceux-ci ne peuvent plus opposer aucun obstacle à la Reconquista . Chute de Cordoue en 1236, chute de Séville en 1248 ,etc. Il ne reste plus que le royaume de Grenade qui résiste sur près de trois siècles , surtout par le jeu des rivalités entre royaume chrétiens, avant de succomber en 1492. Dans l'intervalle, un grand nombre d'espagnols musulmans se réfugièrent dans ce dernier royaume, lui donnent un dernier éclat particulier.
C'est de cette époque que nous vient le plus remarquable monument architectural de l'art arabo-musulman : l'alhambraxiv, véritable ville-palais renforcée dont la construction avait débuté en 1237. Son nom vient de l'arabe qui désigne le caractère rougeoyant des enceintes en pisé : « al-hamra » la rouge ». c'est un ensemble fortifié de placé sur une colline escarpée , 23 tours , 4 portes, 7 palais, mosquées, hammams, jardins, s'étalant sur 720 m de long et 220 m de large. Il a été conservé comme palais par les rois catholiques qui en admiraient la splendeur inégalable.
Poésie de Ibn ZAMRAK
نَسِيمُ غَرْنَاطَةَ عَلِيلُ لَكِنَّهُ يُبْرَىءُ العَلِيلْ
وَرَوْضُهَا زَهِرٌ بَلِيل وَرَشْفُهُ يَنْقَعُ الْغَلِيلْ
سَقَى بِنَخْدٍ رُبَا الْمُصَلَّى مُبَاكِراً رَوْضَهَا الْغَمَامْ
فَجَفْْنُهُ كُلَّمَا الْسْتَهَلاَّ تَبَسَّمَ.الزَّهْرُ فِي الْكِمَامْ
(...)
La brise de Grenade est douce, elle donne au malade santé.
Ses jardins sont fleuris et bien arrosés, altéré, on y boit pour étancher sa soif.
Jardins visités de bonne heure par les nuages qui ont arrosé les collines du Musalla
Et qui, chaque fois qu'ils ouvraient les yeux pleins de larmes, les fleurs , dans leur calices, étaient tout sourire.(...)xv
L'Art Mudéjar 1150-1550
La civilisation arabo-musulmane ne s’est cependant pas immédiatement éteinte en terre espagnole, du fait des nombreux musulmans resté sur les territoires conquis par le chrétiens, et qui furent appelés Mudéjars. Comme c'est parmi eux que se trouvaient les meilleurs artisans et les seuls capables de construire des bâtiments de qualité, les conquérant firent abondemment appels à leur service pour construire leurs palais, mais également leurs églises et leurs couvents. Ce phénomène se voit également dans la céramique. On retrouve ainsi pendant cette période intermédiaire une grande quantité de monuments architecturaux chrétiens qui ont la marque du style arabo-musulman, malgré que les éléments décoratifs symboliques soient chrétiens. Cela s'appelle l'art mudéjar, celui-ci devant être qualifié du point de vue formel par la conjonction d'éléments artistique chrétiens et islamiques.xviLes principaux monuments sont le palais de l'alcazar à Séville, et la Casa de Pilatos à Séville. Mais ont peut également en voir de nombreux témoignages à Teruel, à Tolède, et jusqu'à Ségovie.
CONCLUSIONS PROVISOIRES
Dans une introduction très pertinente, Guichard et Solaria, nous font remarquer ( à propos des Taifas, mais c'est valable en général) que ce qui ce dit de la civilisation d'Al-Andalûs peut se dire en général de l'ensemble de la civilisation arabo-musulmans , dont elle suit en parallèle le déroulement historique.
Ainsi, disent-ils, « l'indiscutable « tolérance institutionnelle » de l'islam, dont le fondement est religieux, n'a pas de rapport direct avec notre notion moderne de tolérance, et (…) elle n'est pas une spécificité andalouse.L' « Andalousie » des Taifas n'est ni plus ni moins « tolérante » que l'avait été le califat de Bagdad ou que le l'était à l'époque (…) celui du Caire. » « L'Andalûs apparaît comme une sorte de « cas limite » où apparaissent souvent dans une lumière plus vive des tendances générales qui sous-tendent l'évolution de la civilisation arabo-islamique(...)xvii
Loin d'être une négation de cette valeur de la civilisation, cette remarque nous en permet une approche plus exacte, d'une part en prenant mieux conscience de son sens réel, d'autre part en prenant mieux conscience que ce qui est admiré en Andalûs, peut de la même manière être apprécié pour l'ensemble de cette civilisation. Mais les limites de cette valeurs peuvent également être mieux comprises.
Je me référerai également à la conclusion d' un autre auteur fort pertinent, Angelo Hüsler :xviii
-
Au niveau religieux, il y eut, aussi bien dans l'Espagne musulmane ou dans l'Espagne chrétienne de longues périodes de tolérance, précédées ou suivies par des conversions forcées.
-
Au cours de ces périodes de tolérance, les différentes communautés existèrent pacifiquement à l'intérieur du cadre fixé par l'élément dominant.(...)
-
Sociologiquement, en ce qui concerne les petites gensxix, la « convivienza » se transforma progressivement en apartheid, ce qui prépara le terrain pour l'expulsion de l'autre.
-
La culture était celle de la culture dominante, avec des rencontres et des collaborations aux plus hauts niveaux de la société.
-
Le phénomène le plus marquant de l'époque est le développement , dans l'Espagne mauresque,de ce qu'on appelle la civilisation hispano-musulmane, fruit du brassage des populations, effet des union mixtes et des conversions
Cette conclusion centrée sur les rapports entre communautés omet cependant de mettre en évidence que la fantastique ébullition intellectuelle et culturelle était l'expression typique, significative, du génie de la civilisation arabo-musulmane et de sa manière particulière de digérer et de transmettre les apports de chaque peuple. Et c'est sur cet aspect que j'aime terminer cette présentation, en guise d'ouverture à votre réflexion...
iNOTES BIBLIOGRAPHIQUES POUR APPROFONDIR LE SUJET
iJ et D SOURDEL « Dictionnaire historique de l'islam, PUF 1996 pg 75
iiP. GUICHARD « Al-Andalus » Pluriel 2011 pg 132
iiiA de:LIBERA « La philosophie médiévale » PUF 1993 pg 146
ivVoir aussi AL-GHAZALI « La délivrance de l'erreur » Trad Boutaleb Albourag 2002 pg 55- 56
vM. CRUZ HERNANDEZ « Histoire de la pensée en terre d'islam » Ed Desjonquères 2005 Pg 447
viAL-FÂRÂBÎ « Idées des habitants de la cité vertueuse » Libraitie Orientale 1980
viiIbn TUFAYL « Le philosophe Autodidacte » Mille et une nuits 1999
viiiEncyclopédie de l'Islam 2 Brill 2005 tome XI, Pg 499
ixJ. PELAEZ del ROSAL « Les Juifs à Cordoue » Ed. El Almendro 2003 Pg 126
xJF MATTEI, préface de AVERROES « L'intelligence et la pensée » Flammarion 2008 pg VIII
xi« Les Figures d'Averroès » PDF pg 18 CRDP de l'académie d'Aix-Marseille, 2009
xiiDans la Préface de: E. RENAN« Averroès et l'averrroïsme », préf DE LIBERA Maisonneuve & Larose 2002 Pg 11
xiiiAVERROES « Discours décisif » trad. LIBERA ,GF 1996 pp103-107
xivM.BARRACAUD-A.BEDROZ « L'architecture Maure en Andalousie Taschen 1992
xv H. HADJADJI « Le poète vizir Ibn ZAMRAK », Albouraq 2005 pg 96
xviL'art Mudejar , Edisud, 2000
xviiP. GUICHARD-B.SORAVIA « Les Royaumes de Taifas » Geuthner 2007 pg 9
xviiiA. HÜSLER « L'espagne Médiévale » Infolio 2008 pg 117
xixOn en sait peu de choses, sinon de manière éparse au travers d'écrits juridiques, comme celui d'ibn 'Abdun : voir H.LEVI-PROVENCAL « Séville musulmane au début de XIII° siècle » Maisonneuve & Larose 2001
/image%2F1432487%2F20230104%2Fob_fc7259_liege-4067.jpg)