LES KHÂRIDJITES ( Khawârij) الخـوارج
LES KHÂRIDJITES ( Khawârij) الخـوارج
A la suite de la conférence de Franck Amin Hensch sur le radicalisme, qui faisait d'abondantes références à ce mouvement ( comme tous les musulmans un peu instruits , lorsque l'on parle des terroristes) , il m'a parut utile de faire un rappel historique sur ce mouvement , et d'examiner la pertinence de cette parenté évoquée.
Voici comme l 'Encyclopédie de l'Islam (I et II) en parle :
«... La plus ancienne des sectes religieuse de l'islâm , dont l'importance consiste surtout, au point de vue de la formation du dogme, dans la formulation des questions relatives à la théorie du califat et à la justification par la foi ou par les œuvres, tandis que , au point de vue de l'histoire politique, leur rôle a été surtout celui de troubler, au moyen d'insurrection perpétuelles qui aboutirent souvent à la conquête temporaire de provinces entières, la tranquillité de la parie orientale de l'empire musulman pendant les deux dernières années du califat de 'Ali, et pendant la période omaiyade, et de favoriser, sans le vouloir, d'abord la victoire de Mu'âwiya sur 'Ali, ensuite celle des Abbâsides sur les Omaiyades »
Outre leur rigorisme religieux, qui leur a valu l'appellation de "puritains de l'islam", et qui sera détaillé plus loin, R.Arnaldez note ceci :"Néanmoins, leurs motivations n'étaient pas aussi pures qu'ils l'affirmaient : Il semble qu'ils se soient d'abord recrutés parmi les croyants qui, n'étant ni Qurayshites ni aliés du Prophète, se voyaient exclus du califat et mêm écarté de tou pouvoir(...)". On remarquera effectivement souvent une concordance entre ce mouvement et le sentiment de révolte de population exclues, faisant appel à l'égalitarisme inclu dans une certaine lecture de l'islam. Ce fut notamment le cas pour certaines tribus berbères au Maghreb
Naissance :
Cela a commencé au cours de la Grande Fitna (655-661), qui opposait entre autres les partisans de Mu'âwyia et ceux du calife 'Alî à la suite du meurtre du calife 'Uthmân. En 657, à la bataille de Siffîn, un arbitrage fut proposé entre les belligérants afin de mettre fin au luttes fratricides.
C'est le principe même de l'arbitrage humain qui fut rejeté par une toute petite minorité du camp de 'Alî (principalement de la tribu de Tamîm), opposant à cela que le «jugement appartient à Dieu seul». Ces combattants déçus se retirèrent donc dans un village non loin de Kufa. Le petit groupe grossit progressivement, surtout après que l'arbitrage tourna en défaveur de 'Alî.
Très vite l'esprit sectaire et violent se manifesta par des positions extrémistes et des exactions : Ils en viennent à disqualifier 'Ali du califat, condamnant également le précédent calife Uthman, déclarant infidèle et hors la loi tout qui ne partageait pas leur point de vue (la totalité des autres musulmans donc). De nombreux assassinats, y compris de femmes, furent commis. Cependant de nombreux mécontents, plus politiques grossirent leur troupes, avant leur défaite complète dans la bataille de Nahrawân. La secte subsista cependant, et un de leur membres rescapé assassinat le Calife 'Alî. .La tactique générale de ce mouvement, par la suite, était celle d'incursions très rapides de type guérilla, à l'aide d'une cavalerie réputée, prenant les villes par surprise avant de se retirer dans l'arrière-pays.
Divisions :
Un tel mouvement , comprenant en son sein aussi bien des fanatiques militants que des modérés attentistes, et sans idéologie bien définie au départ, ne pouvait manquer de se diviser en de multiples factions. On en dénombre pas moins d'une vingtaine, qui se distinguent tant par la politique, que par l'idéologie. Parmi eux quatre mouvements principaux sont distingués comme issus des khârijites, bien que Laoust considère que cette filiation commune soit artificielle, tant les doctrines et les comportements sont divergents : les sufrîya, les ibâdîya, les âzariqa et les najadât.
Un point commun ? Sur le califat : tous s'opposent tant aux sunnites, qu'aux chi'ites et au Murdjiites quiétistes. Ils contestent la validité de l'imâmat de Uthmân et de 'Alî dans leurs secondes périodes respectives. Ils disent que les croyant doivent tenir pour illégitime tout imâm suprême injuste ( les sunnites se limitent à une simple autorisation de rébellion si il y a désobéissance à Dieu, mais pas si il y a injustice). Le combat est obligatoire. Ils estiment que tout croyant moralement irréprochable, de quelque origine que ce soit, « même un esclave noir » ,est apte à être élevé à la dignité suprême . Tous rejettent absolument la doctrine de justification par la foi sans les œuvres. Au registre des différences paradoxales, si tous rejettent très durement le musulman « indigne », certains se montrent très accommodants avec les autres religions (certains estimeraient que les juifs et le chrétiens seraient égaux aux musulmans s'il acceptaient de faire la shahâda « ’il n’y a de Dieu que Dieu et Mohamed est son messager » , avec la restriction suivante ;« le messager de Dieu … aux arabes, mais pas à nous » )
Les sufrîya : serait apparu vers 683. En 695 un petit groupe s'en va vers le Khuzistan sur une terre d'émigration, afin de se dissocier d'une communauté jugée impie et d'un régime tyrannique. Ce ne fut donc qu'une région dissidente . Mais les impôts qu'il y fit ainsi que sa main-mise sur les caravanes de Barsra provoquèrent la réaction califale qui les écrasa en deux expéditions. le mouvement persistait cependant.
Plus tard,dans le Jazîra, la révolte de Dahhâk en 744-748 fut la plus grave , s'emparant de Kufa, de Mossoul, et de Wasit, avant d'être écrasée en 748, et de s'éparpiller dans le Khorassan.
Au Maghreb , vers 740-742 en en 757 des rébellions berbères mirent en évidence leur implantation dans cette contrée, ainsi qu'en Andalûs, jusqu'au 10° siècle.
Les azâriqa : une révolte éclate en 684 à Basra, sans y réussir, mais s'installe ensuite au Khuzistân, au Fârs et au Kimâm, en y proclamant un nouveau califat. On en retient une « sauvagerie fanatisée » dont l'idéologie parte la marque (H.Laoust). Les conflits furent particulièrement durs et sanglants. Il aboutirent, après les divisions internes de cette secte, à leur écrasement final vers 700.
Les najadât : ils seraient issus d'une dissidence à l'intérieur de azâriqa, en réaction à leur extrémisme. Paris du Yamâma vers 682, ils soutiennent dans un premier Ibn Zubair à la Mekke contre les Ommeyyades, puis s'emparent du Barhain en 685. ils rompent avec Ibn Zubair, s'emparent de territoire de l'Omân et du Yémen, et menacent le Hedjaz. Ils se scindèrent en deux une partie ( les atawîya) dans le Sijistân, l'autre partie se faisant écraser en 693.
Les shabïbîya : une révolte éclate en 695 à Kûfa, sans y réussir, mais s'installe dans la région de Kaskar-Madâ'in. Lors d'une excursion réussie à Kûfa (avec également un contingent de femmes armées), il y massacra avec sauvagerie les fidèles résistants réfugiés dans la mosquée. Sans doctrine bien claire, leur seule particularité est d'avoir considéré comme légitime de confier l'imâmat à une femme.
Le mouvement kharijite se perpétua plus discrètement dans le Jazîra, avec même certaines approches conciliantes , hormis de brefs soubresauts sporadiques entre 700 et 750. La révolte de Dahhâk, citée plus haut, fut la plus grave
Les ibâdîya : (les ibâdites) Se sont détachés des autres kharijites vers 685. La première insurrection a débuté en 747 dans le Hadramamût, puis le Yemen ( déjà touché par la doctrine) pour enfin s'emparer de La Mekke et de Médine, avant d'être écrasés en 748. Ils ont persisté en Ôman jusqu'à nos jour. Au Maghreb, après avoir suscité une révolte des Berbères en 740, ils sont à l'origine de la dynastie Rostémide à Tlemcen qui perdura jusqu'en 909. De nombreux petits groupes s'observent assez brièvement dans plusieurs de régions. Ils persistent encore en Algérie à Mzab ( Mozabites) et en Tunisie à Djerba.
Doctrines :
Les azâriqa :
Est associationniste, mushrik, tout musulman coupable d'une d'une faute grave : ils sont donc exclus de la communauté et voués à la damnation éternelle.
Ces fautes graves sont celles prévues dans le Coran (ḥudûd)
Ils y ajoutent les attentistes et les quiétistes (refusant de participer à la guerre civile)
Taqîya exclue même en cas de risque vital
Pratique de l'épreuve probatoire d'égorger un prisonnier ennemi
Le meurtre pour des raisons religieuses est autorisé (isti'râd)
Meurtre des femmes et enfants impubères des ennemis autorisé (contraire au Coran)
Il est un devoir pour tout musulman d'émigrer dans leur territoire « dâr hijra », dès lors ceux qui restent en-dehors sont dans le « dâr kufr » et leurs personnes et leurs biens sont licites.
Les najadât :
En opposition avec l'extrémisme qui précède :
Est associationniste, mushrik, tout musulman coupable d'une d'une répétition de fautes, graves ou légères, et non d'une seule; ils sont exclus de la communauté et voués à la damnation éternelle.
Ces fautes graves sont celles prévues dans le Coran (ḥudûd)
Ils n'y ajoutent pas les attentistes et les quiétistes, qui sont de simples hypocrites
L' isti'râd n'est pas autorisé
Les sufrîya :
Est « Kufr », impie, tout musulman coupable d'une d'une faute grave : cependant ils distinguent l'impiété mineure qui ne coupe pas de la communauté de l'impiété majeure ( rejeter la souveraineté divine) qui exclut de la communauté et voue à la damnation éternelle.
Si il s'agit d'une des fautes graves (ḥudûd) prévues dans le Coran, il perd sa qualité de croyant mais pas un infidèle, sauvegardant ainsi son statut dans la société.
Si sa faute est encore plus grave que celle dont la sanction est prévue dans le Coran ( Abandon délibéré de la prière , par exemple), le fautif est renégat et traité comme tel
Ils n'y ajoutent pas les attentistes et les quiétistes, qui sont de simples hypocrites
L' isti'râd n'est pas autorisé
La Taqîya en cas de risque vital est admise en parole, mais non en actes.
Les ibâdîya : les ibadites
Ce sont les seuls qui aient perduré, au sultanat d'Ôman, jusqu'à nos jours,et ailleurs en quelques petites communautés éparses comme les mozabites .
Fort proches des sufrites
Est « Kufr », impie, tout musulman coupable d'une d'une faute grave
Cependant on distingue le croyant, l'associationniste et l'infidèle.
Le musulman qualifié d'infidèle est admis dans la communauté, mais sans la plénitude des droits du vrai croyant ( il peut témoigner, se marier, hériter, mais ne peut être imâm).
Il est licite de combattre les musulmans infidèles, mais sous des restrictions se rapprochant de la théorie sunnite du jihâd : pas de guerre surprise sans appel préalable au ralliement, distinctions entre butin licite et illicite.
Le territoire soumis à des musulmans infidèle est un « dâr Kufr », à l'exception la Mekke (hormis le camp du Sultan).
L' isti'râd n'est pas autorisé.
La Taqîya en cas de risque vital est admise en parole, mais non en actes.
Leur grand rigorisme moral a valu beaucoup de considération de la part des sunnites à ceux de leurs représentant qui étaient modérés. De nombreuses similitudes ont été relevées entre leur doctrine et celle des mu'tazilites.
Nos terroristes modernes sont-ils les héritiers des khârijites ?
A-Les hadîths
J'évoquerai d'abord brièvement la question des hadîths prophétiques qui prédisaient la venue de ce mouvement. Ils furent très nombreux. Cependant, la prudence sur l'estimation de l'authenticité historique des hadîths doit être la plus grande lorsqu'il s'agit de problèmes relatifs aux conflits politiques et à l'hérésiographie, lesquels on suscité le plus de fabrication « pour la juste cause ». En voici quelques exemples :
:Abi Thar qu’Allah l’agrée raconte que le Prophète paix sur Lui a dit : Viendra de ma communauté (ou il adviendra de ma communauté) des gens qui lisent le Coran. Il ne dépasse pas leur gosiers, ils sortiront de la religion comme le ferait la flèche de sa cible, et ils n’y reviendront jamais. Ce seront les pires de ce qu’Allah a crée, les pires créatures.
Recueil authentique de Mouslim
Yassir Ibn Amro dit, j’ai demandé à Sahl Ben Hanif qu’Allah l’agrée : as-tu entendu le Prophète d’Allah citer les Khawarij ? Il répondit : oui je l’ai entendu (et il montra l’est de sa main) (des gens qui lisent le Coran avec leur langue et qui ne dépassera pas leur gosiers, ils sortirons de la religion comme sortirait la flèche de sa cible).
Dans une version : des gens erreront du coté de l’Est, leur têtes serons rasées.
Recueil authentique de Mouslim
Il rapporta aussi en disant : tandis que nous étions auprès de l’Envoyé d’Allah paix sur Lui alors qu’il partageait entre les gens. Lui vint Thou El Khowaïssira. C’était un homme de Bani Tamim. Il dit : Oh Envoyé d’Allah, soit juste. L’Envoyé d’Allah paix sur Lui dit : Malheur à toi, qui donc va être juste (équitable) si je ne le suis pas ? Je serais un perdant et un malheureux si je ne fait pas preuve d’équité !
Omar Ibn El Khattab qu’Allah l’agrée dit : Oh envoyé d’Allah, permet-moi de trancher son cou. L’Envoyé d’Allah paix sur Lui dit : Laisse-le, car il a des compagnons qui vous feront envier par leur prière, par leur jeûne, ils lisent le Coran, il ne dépasse pas leur gosiers, ils sortirons de la religion comme sort la flèche de sa cible, il regarde sa flèche et n’y trouve aucune trace (de cible). Il regarde le métal de sa flèche et n’y trouve rien, et inspecte le lien qui tient la pointe et n’y trouve rien, il regarde d’où il sort sa flèche et n’y voit rien, il inspecte les plûmes de sa flèche et n’y trouve rien qui ressemble à de la bouse ou du sang. Leur signe est un homme noir une de ses poitrines ressemble à un sein de femme ou un tas de chaire qui pend. Ils sortiront quand les gens se désuniront
Abou Saïd dit : j’atteste que avoir entendu ce Hadith de l’Envoyé d’Allah paix sur Lui et j’atteste que Ali Ibn Abi Talib les a combattu alors que j’étais avec lui. Il ordonna qu’on cherchât l’homme (précité), on le lui a apporté l’homme, je l’ai observé et il fut comme le Prophète paix sur Lui l’avait décrit.
Ibn Massoud qu’Allah l’agrée dit. L’Envoyé d’Allah paix sur Lui dit : Sortira à la fin du temps des jeunes gens, aux ambitions sottes, ils lisent le Coran et ne dépassera pas leur gosiers, ils disent la meilleure des paroles, ils sortiront de la religion comme la flèche sort de sa cible.Recueil authentique de Al-Thirmidhi.
« Ils tueront les gens de l’Islam et laisserons (en paix) les gens des idoles »Abou Saïd Al-Khoudr’i. Recueil authentique de Abou Daoud.
Je vous laisse l'appréciation,chers lecteurs, sur les conclusions à en tirer au niveau historique et prophétique.
B - L'avis des savants musulmans sunnites
Dans leurs classifications des sectes, les savants musulmans appliquent communément l'étiquette « khârijites » aux sectes qui pratiquent le takfîr systématique en cas de désaccord idéologique et de péché, et qui se révoltent contre les dirigeants musulmans. Selon ces critères idéologiques, les terroristes modernes correspondent bel et bien à cette classification.
C – analyse personnelle
En réalité ce mouvement n'a pas eu de véritable héritier hormis , d'une manière édulcorée, les ibâdites que l'on retrouve au Yemen. Lorsque les sunnites dénoncent les terroristes comme étant de khawarij , c'est selon leur version la plus extrême, les «azâriqa», qu'ils visent juste, mais de manière purement formelle dans la classification , et non selon une filiation historique et idéologique.
Cependant,les terroristes ne se revendiquent certainement pas de ce mouvement. Ils sont en fait dans une toute autre dérive, qui hérite d'un wahhabisme dénaturé, d'un néo-salafisme fantasmé, à laquelle s'ajoute un très moderne anti-impérialisme, et un phénomène identitaire puissant totalement étrangers aux kharijites historiques. Ils se veulent les héritiers des pieux salafs dont ils ne partagent , en fait, ni l'esprit, ni les actes, ni la compréhension des textes. La lecture littéraliste est déjà, en elle-même, une interprétation qui s'ignore et se nie. Par ailleurs, je tiens à rappeler ici que si il faut distinguer les musulmans en général des salafis en particuliers, il faut , aussi, distinguer parmi ses derniers, certes tous sectaires, les salafis « quiétistes » des salafis jihâdistes (dans sa conception armée) dangereux. C'est de ces derniers seulement que sont issus les terroristes. Et de nombreux salafistes condamnent très clairement ces terroristes en leur appliquant justement l'étiquette de « Khawârij ». Cependant, il ne faut pas oublier non plus que le discours idéologique des uns fait le terreau mortifère des esprits qui basculeront chez les autres, comme le rappelait l'Imâm Franck Amin Hensch (en évitant toutefois de désigner explicitement quiconque).
Et de fait, cette dérive idéologique en arrive à adopter certains des raisonnements les plus sectaires des khârijites d'antan.Et cela se marque concrètement dans les faits : les similitudes sont frappantes et justifient dans la pratique, sinon dans la filiation historique, cette étiquette de khawarâij appliquée aux modernes terroristes.
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Repli sectaire
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Takfîr systématique des musulmans divergents
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Meurtres des musulmans .
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Abandon de règles coraniques de la guerre (assasinat de femmes , etc°)
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Pratique de l'épreuve probatoire d'égorger un prisonnier ennemi
Pour le reste pas mal de divergences idéologiques , «respect» affiché des 4 premiers califes, des attitudes de taqîya sont observées, la plus grande ignorance en matière religieuse se remarque chez les recrues , ces dernières n'observent aucunement pour eux-même le grand rigorisme moral des khârijites.
Voilà donc un bref aperçu de la question, et j'appelle chaque lecteur , comme toujours, à bien vouloir commenter, et corriger mes erreurs ou approximations.
Bibliographie des ouvrages consultés
Hichem Djaït, La grande discorde. Religion et politique dans l’Islam des origines, Gallimard, 1989,
Encyclopédie de L'Islam I et II, articles :« Kharidjites », « al-Ibâdiyya », « Sufriyya »
Henri Laoust, Les Schismes dans l'islam, Payot 1965
Henri Laoust, Pluralismes dans l'islam, REI HS 15- Geuthner 1983
Salir Amghar: Le salafisme d'aujourdhui, Michalon 2011
Roger Arnaldez: article "Kharidjisme" in Encyclopedia Universalis
Le présent article a été modifié le 25-01-15

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