Lectures : brefs commentaires
Petit ouvrage assez intéressant
Voici la "quatrième de couverture" :"On ne peut plus parler des rapports entre les civilisations sans que ne soit évoquée l'Espagne médiévale. Entre idéalisation et ignorance, ce moment clé des
relations entre Orient et Occident fait l'objet de sollicitations incessante.
En un exposé informé et concis,Angelo Hüsler fait le point des connaissances actuelles sur cette histoire complexe. Il montre ce que furent les rapports entre des populations et des confessions
profondément étrangères les unes aux autres, en politique comme en art, en théologie comme dans la vie de tous les jours. A travers l'histoire de al-Andalus er de la Reconquista, il montre
comment se fit et se défit un modus vivendi qui, tous comptes faits, relevait moins du miracle que de l'intérêt bien compris des parties en présences."
Il s'agit donc d'un résumé assez large et bien équilibré donnant un aperçu rapide des civilisations en présence , en évitant l'écueil de l'anachronisme, c'est-à-dire essentiellement en évitant de jauger ces sociétés à l'aune de nos conceptions contemporaine.
Il conviendrait cependant, après cette lecture, d'approfondir beaucoup de problèmes qui n'ont été que survolés au vu du manque de place imparti à ce genre de résumé.A prendre dès lors comme une introduction invitant à découvrir plus..
En particulier, un point de vue un développement des différentes visions de la foi musulmane dans le chef des nombreux savant fournis par cette nation, est ,à mon point de indispensable. Tout autant, par ailleurs que la pensée juive qui a connu là des développements historiques importants
"Celui qui ne nettoie pas son cœur ne peut bénéficier de sa propre intelligence " ('ALI)
c'est un ouvrage essentiellement polémique dans l'esprit du "choc des civilisations" et qui cherche à démontrer que la recherche intellectuelle chrétienne d'Occident était autonome , n'avait pas besoin d'apports extérieurs, et que la civilisation arabo-musulmane n'a pas en elle une de dispositions propres à accueillir la pensée scientifique moderne. Il le fait en donnant du monde arabo-musulman une vision monolithique caricaturale.Il ressent -a tort- un dette culturelle comme une reconnaissance de la supériorité de la civilisation qui lègue quelque chose . Dès lors il préfère avoir une dette culturelle envers un "syriaque chrétien" qu'envers un arabe musulman et change donc à sa guise les étiquettes des savants dont il veut bien admettre un legs pour l'Occident . Cet ouvrage apporte cependant des informations intéressantes, et il est dommage d'utiliser une telle érudition pour contribuer à diviser les peuples, plutôt que pour les rassembler. La part qui reste véridique dans ce livre est l'intérêt et la vitalité de la civilisation chrétienne du Moyen-Age, et , par ailluers le constat des freins que l'hyper-traditionalisme de certains ulémas pouvaient opposer au développement des sciences. Il aurait pu aisément intervertir les termes de cette comparaison, marquant son intérêt pour la vitalité de la civilisation arabo-musulmane du Moyen-Age et les freins que le clergé catholique ont opposé au développement des sciences; Mais Il a refusé de le faire . Pour une vision plus objective, lire D. URVOY.
Ouvrage passionnant sur les modalités de la transmission des savoirs dans les débuts de l'islam. L'auteur montre comment la transmission orale , primordiale, laissait en même temps une place aux écrits, qui ont progressivement pris une place plus grande, sans jamais toutefois remplacer l'oralité. Il analyse d'abord la transmission orale des poésies pré-islamiques,pour se tourner ensuite vers l'enseignement du Coran,des Hadîths, du Fiqh, de la grammaire, de la linguistique, de l'histoire et de la médecine.Il démontre ainsi comment l'islam a su faire une synthèse très originale des méthodes de transmission des civilisations environnantes, y compris hellénistiques et juives. De façon grossièrement résumée , l'enseignement oral s'accompagnait de notes, de brouillons, que les élèves ont ensuite collationné, et que les maîtres ont souvent commenté eux-mêmes. Par la suites les disciples ont organisé leurs notes en livres destinés à l'enseignement. En même temps, la cour des Khalifes, l'apparition du papier, et le développement d'un public de lecteurs a favorisé l'apparition de livres destiné à être lu par un grand public. Cependant, la transmission des savoir, même sur base de livres complets n'était toujours considérée comme valable qu'à la condition expresse d'avoir été enseignée oralement du maître à son disciple, et ce, pratiquement dans tous les domaines. Ce livre détaille le processus que je viens d'exposer, du 5° au 11° sicècle AD
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